Congé de maternité
Apr 22nd, 2007 by Piment fort
Je conteste fortement l’appellation ‘CONGÉ’ de maternité. Le concept en soi est prodigieux, avouons le, mais dans le fond, il serait peut être plus réaliste de l’appeler ‘CORVÉE’ de maternité. Je vous vois déjà secouer la tête de mécontentement, mais vous vous habituerez à mes coups de gueule.
Si pour des considérations socio-économiques (taux de natalité bas, vieillissement de la population… il est bien important de le préciser), le Québec offre une mesure des plus généreuses pour les parents par son régime québécois d’assurance parentale, les décideurs se sont mal pris en le dénommant ‘CONGÉ’. C’est un malentendu typiquement masculin, je parie. Ils ont bien compris que donner naissance à des enfants est un investissement rentable à long terme mais on paie pour. On génère de la main d’oeuvre purement québécoise (peut être pas dans mon cas, ma fille fera toujours partie d’une minorité invisible même si elle est née au Québec. c’est peut être pour ça que beaucoup de québécois portent des lunettes
), une valeur ajoutée de souche en voie d’extinction et on nous traite de “congéarde“ franchement, assez c’est assez. Avez vous une idée de ce que c’est que s’occuper d’un enfant, pire encore des enfants… Je doute fort. Savez vous pourquoi est ce qu’on est frustré et imparfait nous les humains, c’est parce qu’il y a un bug monumental lié à notre création. Si les premières années sont décisives dans le développement des enfants, l’avenir de la progéniture sera cuit. Je m’explique; On répertorie, 7 grandes sources de malheur pour un bébé, sans considération de sous et sous sous catégorie, on a une chance sur 7, les premiers mois, pour réussir à décrypter les pleurs du bout de chou. Plus le temps passe, mieux on se familiarise avec ses cris, la probabilité de bien s’y prendre s’améliore, hélas, en ces moments de gloire, on nous prescrit de laisser l’enfant s’arracher l’oeil pour éviter de le gâter… hahahahahah, quelle ironie!
Je pense que je délire! Mais ce fût un plaisir! Je dois recouvrer mon esprit perdu dans la foulée du désespoir et du bonheur. Je suis tout simplement chanceuse d’avoir un bon mari que j’ai rencontré dans une boite de nuit, un jour de février…
superbe blog, j’ai parcouru tes posts et ça m’a ramené quelques mois en arrière, mon bébé a 1ans et 8 mois, à le voir il n’est plus un bébé mais un ptit enfant, je reste nostalgique de ces premiers mois, ou on est déboussolées, perdues meme si (comme dans mon cas) bien entourée, quand je vois un nouveau né l’envie me revient mais quand je pense à tout ce qui va suivre après je me dis c’est pas encore le temps, je suis pas encore prete et je sais vraiment pas si je le serai un jour. mon pédiatre ( celui de mon bébé) je l’ai remis à sa place dès le premier rendez vous, en lui disant que j’avais pas assez de lait et que mon bébé ne dormait pas du tout la nuit car il avait faim et que par conséquent je lui donne un biberon la nuit, a essayé de me culpabiliser et me ridiculiseret m’a interdit de le lui donner, la psy n’a pas manqué de le remettre à sa place en lui lançant à la figure son jargon et les théories apprises sur les bancs de la fac, et d’ailleurs ils devraient prendre des cours de psy par la meme occasion, finalement je te dirai de patienter toute cette épreuve trouvera une fin un jour et je te conseille de profiter de chaque instant qui passe! bon courage
tout a fait d’accord, de quel congé parlons-nous quand a le nez dans les couches avec bebe 24/24 dans les bras?!
C parfois tellement agréable de délirer un bon coup! moi je ne suis pas maman mais ça m’arrive souvent de délirer… quel pied!